
Après avoir enquêté sur les différentes initiatives pédagogiques qui ont eu lieu au
Burkina (Lire l'Enquête d'illyassoum) pour faire
face au problème du bilinguisme à l'école, les écoles bilingues OSEO nous semble être la solution pour les enfants de
Markoye.
OSEO (l'oeuvre suisse d'entraide ouvrière) est une ONG suisse, consoeur de la Croix-Rouge, qui agit depuis 12 ans au Burkina Faso dans ce domaine. Elle y a déjà ouvert 115 écoles
primaires bilingues. Parmi elles 79 sont des écoles publiques, 32 sont financés par des institutions catholiques et 4 écoles par des fonds privés.
Son programme de formation, réparti sur trois niveaux - la petite enfance, le primaire et le collège - est très attractif.
La 1ere année, 90% de
l'enseignement se fait en langue locale. L'enfant est ainsi capable d'acquérir ses premières connaissances dans une langue qu'il comprend bien, ce qui
lui facilite la tâche dans la seconde langue. Petit à petit, la tendance s'inverse et la langue locale devient minoritaire dans le transfert des connaissances. Elle ne représente plus que 10% la
dernière année.
Les écoles OSEP tendent aussi à
réconcilier l'école et le milieu environnant, en impliquant toute la communauté villageoise. Ainsi les
parents, qui dans le système
formel, sont généralement considérés comme "démissionnaires", incapables de parler la langue de l'école, ni de relayer les connaissances qui y sont transmises, deviennent dès lors des
acteurs valorisés. Il leur ai demandé de faire des actes pédagogiques, tels que la formation en culture, en production, etc.
La pratique de ces activités manuelles, comme l'élevage, l'agriculture, la maçonnerie, menuiserie, sert aussi à rendre plus concrètes, certaines notions du programme telles que : la géométrie, le
système métrique.
Par ailleurs, elles permettrent la création de petites exploitations qui améliore la
cantine scolaire endogène.
OSEO se charge chaque année la formation des enseignants. Ainsi plus de 3 000 enseignants burkinabés ont été formés, en accord avec le Ministère de l'éducation.(
voir le lien
OSEO, sur la page principale).
Les
résultats de leur écoles sont
toujours supérieurs à ceux des écoles classiques
Reste que 300 à 400 localités ont déjà fait la demande d'une telle école auprès d'OSEO. Face à cette
forte demande, nous avons ainsi décidé en tant que Tortue de mettre toutes nos
chances de côté en épaulant les associations villageoises, afin qu'elles aient l'envergure de soutenir un projet de cette taille.
C'est dans cette optique que nous collaborons cette année avec la jeune
association ANNYA, à Markoye, dans le cadre de son projet "Chèvre". Son bureau est essentiellement constitué
de cultivateurs du village. Illyassoum, qui y agit en tant "responsable des relations extérieures", y reste notre personne de confiance dans ce projet.
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