
Nous soutenons
6 enfants du village de Markoye, situé au nord du Burkina Faso, aux
portes du Désert, en plein Sahel. Ce sont des bons élèves, qui ont réussi leur primaire, mais qui ne peuvent accéder au collège pour des raisons financières. Nous leur payons la scolarité, les
tenues, la cantine et les fournitures et même le petit-déjeuner.
En tant qu’association, notre objectif n’est pas de servir de béquille dans un système défaillant mais de
soutenir les personnes motivées pour faire changer les choses. Illyassoum et
Ahmadou, qui sont mes amis depuis 10 ans, sont de cette trempe. Ils sont responsables des opérations sur place. Ce sont eux qui ont choisi de mettre la priorité sur ces enfants.
Attentifs aux détails, nous nous sommes rapidement aperçus que la majorité de ces enfants échouaient à leur arrivée au collège, malgré leurs bons résultats en primaire. En creusant le problème,
nous avons finalement découvert que la majorité d’entre eux avaient
un très faible niveau en français. Rien d’étonnant à cela : ils sont élevés dans leur langue maternelle (tamalcheck,
songhaï, haoussa, etc.) puis à leur entrée à l’école, il leur ai demandé de parler français, comme de petits Gaulois, sans qu’aucun pont ne soit établi entre les deux langues. L'école tourne
le dos au bilinguisme.
Soucieux de vérifier notre hypothèse, nous avons décidé depuis l'année dernière de leur payer des
cours de soutien en français et en mathématiques. Leurs notes en français ont monté en
flèche, révélant que vous avions visé juste.
Nous réfléchissons aujourd'hui à comment mettre en place une
école bilingue au village.
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