Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 02:26
L'antenne de Markoye a reçu pour l'année 2006-2008, 763 750 FCFA, soit 1165 €
Elle en a dépensé 768 600 FCFA, soit 1171 €

Il restait en caisse 20 680 FCFA de l'année passée, soit 32 €, qui a couvert l'écart des dépenses.

Il reste aujourd'hui 15 830 FCFA en caisse, soit 24 €

Ci-joint, à titre d'exemple, quelques justificatifs des dépenses

Achat-tenues-Aminata.jpg
ordonnance-Mahamadou1.jpg
























petit-dejeuner.jpg
Par Amélie - Publié dans : Bilan de l'année 2006-07
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 00:55

Les cours de rattrapage ont commencé tardivement mais ont bel et bien été dispensés, à partir du mois de février, à raison de 20h de français et 18h de mathématiques.

Les résultats ont été très concluants pour le Français. Entre le 1er et le dernier trimestre :
-    Yacouba est passé de 13 à 17 en orthographe
-    Abdoulwahidou, de 0 à 9,5 en orthographe
-    Mamadou de 09 à 14 en orthographe, de 6,5 à 16 en langue
-    Mariama de 10 à 13 en orthographe
Quant à Youssouf, il est passé entre le 2e et le dernier trimeste, de 10 à 16 en orthographe, de 7,5 à 14 en langue, et de 06 à 13 en expression écrite.

En épaulant les enfants en français, les résultats montent en flèche. A quand une école bilingue à Markoye ?


Quant aux
mathématiques, les résultats sont moins flagrants
Mariama de 2,25 à 8, Mamadou de 8 à 10, Abdoulwahidou de 6 à 7. Le seul qui en ait vraiment profité, est Yacouba, qui est passé de 10 à 15.

Quant à Youssouf, son dernier bulletin affiche étrangement un zéro pointé, alors qu'il planait à 15/20 au second trimestre. Nous avons chargé Illyassoum et Ahmadou d'aller enquêter auprès du professeur.
Par Amélie - Publié dans : Bilan de l'année 2006-07
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 02:57
L'an deux mille sept et le 8 janvier à 9 heures, nous, membres de la Tortue Voyageuse à Markoye avons convoqué une rencontre avec les parents des élèves qui ont déjà bénéficié de l'accompagnement de la Tortue et qui ont quitté le système par insuffisance de rendement et de ceux qui sont toujours dans le circuit.

L'ordre du jour était :
- le bilan des activités
- l'analyse des résultats du premier trimestre

Il ressort dans les premiers points, que les activités menées sont :

-achat de fournitures
-versement des cotisations
-abonnement  à la cantine
-versement des frais du petit-déjeuner
-achat du pétrole
Bref, toutes les activités sont menées ou en voie l'être.

Au niveau des résultats scolaires, il ya trois qui obtiennent la moyenne. En cinquième, Youssouf et Mohamadou,  ont respectivement 13,40 et 10,36 ; Abdoulwahidou, 7,55.
Quant aux deux nouveaux, Yacouba Altiné obtient 13,59 et Mariama Ousmane 7,17.

Une fois de plus, les parents reconnaissent leur responsabilité et le président n'a pas été tendre avec eux, en disant qu'on ne peut pas continuer à aider des fainéants aux parents démissionnaires.

Checkna Bathily prend la parole pour demander de ne pas abandonner ceux qui n'ont pas tenu à l'école, parlant de Binta, Mariam, Aboubacar et bientôt Abdoulwahidou.Toute l'assistance a approuvé l'idée de Bathily et nous avons promis de transmettre à qui de droit.

En divers, les parents ont remercié tous les acteurs et ont souhaité qu'il y ait plus de bourses car la demande est grande.

N'ayant pas pu rencontré les élèves, ce jour, il reviendra au président de le faire et  de nous rendre compte.

( Illyassoum)
Par Illyassoum - Publié dans : Réunions de suivi 2006-07
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Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /Juil /2007 21:22
timbre3.jpg C’était une journée très dure, car il y a eu le décès de maman ce jour-là, plein de soucis et de découragements de la vie.

Ce jour-là, tous les amis étaient présents à mon côté, amis de près et amis de très loin du pays étaient également présents, grâce au téléphone, parmi tout, l’association «La Tortue Voyageuse » était présente à mon côté pour un soutien moral et aussi financier.

Je tiens vivement à remercier tous les membres de la Tortue Voyageuse de ce grand geste ; social, humain et amical. A travers tout, votre soutien moral et aussi financier m’ont permis de me réconforter face aux difficultés de la vie que l’on peut souvent rencontrer. Ce geste salutaire restera graver dans ma mémoire.

Il y a aussi un adage qui dit : « On reconnaît ses vrais amis au moment de difficultés. »

A très bientôt.

Ahmadou Mahamane,
Président de l’antenne de la Tortue Voyageuse à Markoye.
Par Ahmadou - Publié dans : Vous avez reçu une lettre
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 21:08
L’an deux mille sept et ce jour le 27 mars, Monsieur Maïga Abdramane, enseignant CEBNF nous a apporté des éclairages sur les différentes structures scolaires existant au Burkina Faso, en marge du cursus formel.

CEBNF, c’est un centre dans lequel on apprend aux enfants les métiers. Cet apprentissage se fait dans les langues maternelles et petit à petit on introduit le français. Il sont destinés aux enfants déscolarisés ou n’ayant pas eu la chance d’aller à l’école ; leur âge varie entre 9 et 12 ans.  Ces centres ouverts pour la plupart par le gouvernement souffrent d’un manque de matériel pour les cours pratiques. Et ces enfants à la fin de leur cursus sont laissés à eux-mêmes alors qu’ils doivent être installés.
Dans le cas des écoles CEBNF du projet TREAT, le cycle est de 9 ans dont 4 ans de théorie et 5 ans d’apprentissage de métier.

Les écoles satellites sont des écoles où sont envoyés des enfants des villages qui n’ont pas d’écoles. On recrute les enfants de 9 ans et plus, on leur administre un enseignement bilingue et au bout de la 4e année, ils sont transférés dans des écoles mères. Ils doivent parfois marcher 5 à 10 km pour rejoindre ces écoles.

Comme difficultés, on  note l’inadaptation des curriculums et le transfert de la langue maternelle au français. Ces écoles n’ont pas de programme qui leur est propre. Elles utilisent les mêmes documents guides que les écoles classiques.


Par Illyassoum - Publié dans : L'enquête d'Illyassoum
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Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /Fév /2007 02:43

L'an deux mille sept et le 10 février
s'est tenue au CEG de Markoye, en présence du directeur de l'établissement, une rencontre entre les membres de l'antenne de la Tortue Voyageuse de Markoye et les enseignants de mathématiques et de français autour du thème : comment renforcer le niveau des élèves parrainés par la Tortue et qui ont des difficultés dans ces disciplines ?

Les documents qui régissent la vacation ont été relus par le Directeur. De ces documents, il ressort qu'une heure de vacation fait 2000 FCFA (3€/heures). Si on fait le calcul, la Tortue ne pourra pas honorer les frais.

Des négociations ont permis de s'accorder sur un taux horaire de 1500 FCFA (2,3€/h). Nos enfants pourront bénéficier d'un encadrement de deux mois, c'est-à-dire 18 séances de deux heures en mathématiques et  en français.

Le directeur a remercié les membres de l'antenne pour les efforts déployés pour aider non seulement les élèves mais aussi l'administration. Il a toutefois déploré l'attitude démissionnaire des parents, quand bien même les membres de l'antenne se défoncent pour la réussite des enfants. Il a ensuite invité ses enseignants à mettre du sérieux dans l'encadrement des enfants qui leur a été confiés. Le directeur a loué les efforts des parrains qui ne ménagent aucun effort pour la réussite de leur filleuls.

Les enseignants ont à leur tour remercié tous les acteurs pour la confiance plaçée en eux et ont promis de tout mettre en oeuvre pour mériter cette confiance. En guise de conclusion, le trésorier dira que la balle est dans le camp des élèves car ils ont  tout pour réussir maintenant. C'est sur ces mots que la rencontre a pris fin vers 11 heures.
Par Illyassoum - Publié dans : Réunions de suivi 2006-07
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Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /Oct /2006 21:17
timbre4.jpg Je m’appelle Salamatou. Je suis originaire de Markoye, village situé à l’extrême nord du Burkina faso, à 375km de la capitale, Ouagadougou. J’ai 19 ans. Je suis une des rares filles de mon village à pousser mes études jusqu’à ce niveau et je souhaite être le porte-flambeau de mes sœurs pour que le maximum puisse être comme moi.

Dans cette partie du Burkina, la femme ou du moins la jeune fille a beaucoup de difficultés (problème de santé, maternités rapprochées, durs travaux, malnutrition des enfants, faible niveau de scolarité, bref, bien d’autres problèmes …). En exemple : nous étions 86 élèves au CP1 dont 16 filles seulement. Aujourd’hui je suis la seule dans le circuit et cela grâce à mes oncles qui étaient fonctionnaires et qui m’ont amenée avec eux. Sinon je me serais mariée aussi.

C’est pour cela que je souhaite avoir une ou des correspondantes de mon âge pour que l’on puisse échanger sur les problèmes de Markoye et échanger les expériences. Je serais très heureuse de trouver des gens sensibles à la situation des filles à Markoye.

Maïga Salamatou Harouna

Par Amélie - Publié dans : Vous avez reçu une lettre
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Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /Oct /2006 21:13
En octobre 2006, lors de la première tournée pédagogique et administrative, j’ai rencontré monsieur Moussa Alzouma, premier directeur de l’école bilingue de Bidi et Hama Ould Targui, l’actuel directeur. Les échanges ont tourné autour des points suivants :
-    qu’est-ce qu’une école bilingue ?
-    son fonctionnement, ses avantages et ses inconvénients
-    son fonctionnement et  les conditions d’ouverture d’une école publique


Une école bilingue
est une école ou deux langues sont utilisées pour la transmission et le transfert des connaissances : le français et une langue du milieu.
A Bidi et à Taka, ce sont le français et le fulfuldé.
Au Burkina Faso, trois langues en majorité sont associées au français : le moré, le dioula et le fulfuldé.

Des écoles d’application qui regroupent chaque année en fin d’année tous les enseignants de ces écoles bilingues pour des formations et des recyclages. La plus célèbres des ces écoles est NOMGANA. Le projet "écoles bilingues" est financé par une ONG suisse OSEO (Office Suisse d’entraide ouvrière). Cette dernière s’occupe de la construction, de l’équipement, du suivi et de la formation des maîtres et des parents.

Le  fonctionnement :
-    L’accent est mis sur les activités post, peri et para-scolaires (jardin, champ scolaire, théâtre, ballets, …)
-    La scolarité est de 5 ans au lieu de 6 dans le classique
-    Les apprentissages se font dans la langue de l’enfant puis en français

L’école de Bidi a ouvert ses portes en 2000 et la première promotion de 5e année, a fait 18 admis au certificat sur 18 élèves, soit 100% de réussite et la promotion suivante a fait 20 sur 23. Le taux de succès dans le classique est de 65% dans la région.

Les avantages :
-    une année de moins dans la scolarité
-    les élèves utilisent leur langue maternelle
-    le suivi et l’accompagnement régulier
-    épanouissement par le biais de la culture (Théâtre, ballets, etc)

Les inconvénients :
Si OSEO se retire un jour. Est-ce que l’Etat pourra assurer le relais ?

Ouverture d’une école bilingue :
- manifestation d’un besoin par la communauté
- demande accompagnée du procès verbal de rencontre
- recrutement des élèves
Par Illyassoum - Publié dans : L'enquête d'Illyassoum
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  • : Le blog des Enfants de Markoye
  • Le blog des Enfants de Markoye
  • : Parents & enfants
  • : Ce site relate la vie de 6 enfants du collège de Markoye, situé au nord Burkina Faso. Tous 6 sont soutenus par l'association "La Tortue Voyageuse, qui tente de trouver des solutions au problème du bilinguisme à l'école.
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